Entre le fantastique et le surréalisme
J’ai 31 ans, je vis dans le nord de la France et prépare actuellement une thèse de doctorat en Littérature Comparée, portant sur la littérature fantastique.
Mes photographies s’inscrivent le plus souvent au sein d’une perspective axée sur la notion de fantastique iconique,  c’est-à-dire une représentation d’un impossible ou d’un impensable apte à susciter un sentiment de fantastique face à un « spectacle » qui vient bouleverser de façon abrupte ou insidieuse la cohérence ou la cohésion de la réalité établie.
Mon travail porte les marques d’influences diverses : surréalisme, symbolisme ou encore littérature fantastique.
Le plaisir esthétique face à l’image confine ici à une manière de « ravissement » et, dans le même temps, à une secousse émotionnelle, dans l’élaboration d’un « langage » photographique rejoignant parfois, dans certains de ses procédés et effets, le langage pictural.
Le but n’est évidemment pas de créer l’illusion de la réalité commune, mais, au contraire, de créer une illusion brute de formes, de couleurs et de lumières qui vont venir attribuer aux êtres et au choses de nouvelles propriétés, mystérieuses ou ambiguës.
Précédente
Suivante
Sommaire
Ainsi l’image se veut avant tout déconcertante, l’impossible devient spectacle, et le sens des choses devient soudain suspect et indéchiffrable.
La chose matérielle représentée tire ainsi son attrait essentiel dans une expression propre à susciter un sentiment d’étrangeté ; sentiment du fantastique qui se met au jour à travers un langage spécifique de l’image, générateur d’effets mettant en évidence une suite de lois du monde « autres », où les étiquettes du connu deviennent poreuses et incertaines, provoquent l’étonnement ou l’interrogation.
Une autre vision de la photographie______________________________
www.jpphotographie.com/magazine 2005-2006 - Site déclaré à la CNIL. n° 1131482
Design & Webmaster © 2005 Jean Paul Laval – Les photos et textes sont les propriétés de leurs auteurs respectifs
64
65